Archive de la catégorie ‘Appel à la gréve’

Retraites : nouvelle mobilisation le 2 octobre

Lundi 27 septembre 2010

Intersyndicale du 24 septembre

Communiqué commun

CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA

Les organisations syndicales considèrent que la journée nationale d’action du 23 septembre 2010 est un franc succès. Les salariés du public et du privé, en participant massivement à cette 2ème journée de grèves et de manifestations du mois de septembre, ont réaffirmé leur détermination à ne pas accepter une réforme injuste et inefficace.

La journée d’hier a été marquée par l’engagement de nouveaux salariés du privé, notamment des PME mais aussi par la présence de plus de jeunes et de femmes. Cette vaste mobilisation s’accompagne d’un large soutien de la population qui refuse le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ainsi que celui de 65 à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. Quoi qu’en dise le Gouvernement, la démobilisation suite au vote à l’Assemblée nationale, n’a pas eu lieu.

C’est bien l’exigence d’un véritable débat et l’examen d’autres alternatives au projet de loi qui s’expriment plus fortement.

Les organisations syndicales mettent en garde le Gouvernement sur les conséquences que provoquerait l’ignorance de la colère qui s’exprime profondément.

Les organisations syndicales réaffirment leur totale détermination. Elles confirment les termes de leur lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires, notamment : « le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité ».

Elles invitent leurs organisations à poursuivre ensemble, à tous les niveaux, la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires et les entreprises en interpellant les sénateurs et en utilisant (pétitions, tracts…) très largement cette lettre ouverte.

Sachant que le texte de loi sera à l’examen du Sénat à partir du 5 octobre et que la procédure parlementaire pourrait se poursuivre jusqu’au 20 octobre, elles décident :

• D’une grande journée de rassemblements et de manifestations dans le pays le samedi 2 octobre pour conforter la mobilisation et permettre l’engagement de nouveaux salariés dans l’action.

• De faire du mardi 12 octobre une nouvelle journée massive de grèves et de manifestations pendant le débat au Sénat. Cette journée trouvera toute sa place pour amplifier la mobilisation dans le cas où les parlementaires ne prendraient pas en compte ce qui s’est exprimé dans l’action et si le Gouvernement restait intransigeant. Le Gouvernement porterait l’entière responsabilité des suites que les salariés et leurs organisations entendront donner au 12 octobre.

Plusieurs organisations participeront à la journée de manifestation européenne du 29 septembre pour s’opposer aux plans de rigueur en Europe. Elle donnera l’occasion à des milliers de salariés français de porter leurs revendications, notamment sur la retraite, à Bruxelles et partout en France.

Les organisations syndicales se reverront le 4 octobre et analyseront la situation.

Le 24 septembre 2010

Appel à la grève du 1er mai

Dimanche 26 avril 2009

Après les 29 janvier et 19 mars, le 1er Mai doit être un nouveau temps fort de mobilisation pour obtenir de nouvelles avancées concrètes pour les salariés. Dans le contexte de crise économique actuelle, la Fête du travail prend cette année une dimension inédite. En effet, pour la première fois, toutes les organisations syndicales défileront ensemble dans les rues de Paris et de nombreuses villes de France afin de faire de ce 1er Mai, selon les termes de l’intersyndicale, « un temps fort syndical d’expression des salariés », mais aussi afin de marquer « la solidarité avec l’ensemble des salariés, en Europe et dans le monde, également percutés par la crise ».

Pour la CFDT, cette mobilisation du 1er Mai se situe dans la continuité de celles des 29 janvier et 19 mars qui, par leur ampleur, ont déjà permis d’obtenir des avancées concrètes pour les salariés, qui sont les principales victimes de cette crise dont ils ne sont en rien responsables ! Ainsi, si la CFDT, par ses propositions et sa détermination, a obtenu la création du Fiso (Fonds d’investissement social), qui doit notamment permettre, selon l’expression de François Chérèque « de former plutôt que licencier », l’instauration d’une prime de 500 € pour les demandeurs d’emploi ne pouvant prétendre à l’assurance chômage, ou encore la nette amélioration de l’indemnisation du chômage partiel, la gravité de la situation impose d’aller encore plus loin.

La poursuite de la mobilisation intersyndicale doit notamment rendre possible d’obtenir à la fois le maintien d’un maximum de salariés dans l’emploi via le Fiso, qui doit pour cela être abondé par l’État, mais également le gel des suppressions de postes dans la fonction publique, ainsi que des mesures spécifiques pour l’emploi des jeunes et la suppression du bouclier fiscal et de la défiscalisation des heures supplémentaires. Marcel Grignard, secrétaire national en charge de l’action revendicative, insiste sur la nécessaire mobilisation « pour faire entendre notre voix » en rappelant que « la crise n’est pas qu’un mauvais moment à passer mais doit conduire gouvernement et patronat à changer d’attitude ».

C’est pourquoi, pour la CFDT, ce 1er Mai est également l’occasion pour les salariés qui n’ont pas pu, pour diverses raisons, se joindre aux mobilisations des 29 janvier et 19 mars, de participer aux défilés et autres actions organisées par la CFDT. Solidarité internationale Ce 1er Mai sera également, plus que jamais, l’occasion pour les salariés français d’exprimer leur solidarité envers ceux des pays les plus défavorisés, qui subissent de plein fouet les conséquences de cette crise mondiale, tant sur leurs conditions de travail, que, plus grave encore, en termes de conditions de vie et de respect des droits fondamentaux.

 C’est pourquoi, rappelant que « la crise économique a montré les limites du capitalisme financier », Marcel Grignard plaide pour « un monde mieux régulé, plus soucieux des droits de l’homme et de la justice sociale. Une économie qui parvienne, par le dialogue et la mobilisation, à une mondialisation porteuse de progrès social, respectueuse de l’environnement, assurant à tous un travail décent et préservant l’avenir de la planète. » La CFDT revendique donc « une autre gouvernance de la planète et de l’entreprise ».

Une demande aujourd’hui amplifiée par la crise qui rend d’autant plus nécessaire d’aboutir sur cette revendication.

Appel à la grève du 19 mars

Jeudi 12 mars 2009

Tous mobilisés, le 19 mars, pour obtenir de nouveaux résultats 

La mobilisation du 29 janvier a commencé à porter ses fruits. La journée d’action du 19 mars doit être l’occasion de maintenir la pression pour prolonger les avancées du sommet social et rappeler le patronat à ses responsabilités. « Il nous faut réussir le 19 mars comme nous avons réussi le 29 janvier. » Le secrétaire national Gaby Bonnand l’a rappelé : la mobilisation du 29 janvier, qui a rassemblé plus de 2 millions de personnes dans les manifestations, dont 200 000 dans les cortèges CFDT, a permis d’engranger de premiers résultats. Parmi ceux-ci, la suppression des deux derniers tiers de l’impôt sur le revenu pour six millions de foyers fiscaux, la prime de 500 euros pour les demandeurs d’emploi justifiant de deux à quatre mois de travail, l’encouragement à porter le chômage partiel à 75% du salaire brut. Et surtout, l’annonce de la création d’un fonds d’investissement social, revendication phare de la CFDT. Pour François Chérèque, cet outil est l’indispensable complément au plan de relance économique du gouvernement : « Investir dans la recherche et le développement de nouveaux produits est une bonne chose. Mais on ne peut pas faire ces investissements sans investir dans les personnes, pour élever leur niveau de qualification. » 

Le fonds d’investissement social, revendiqué par la CFDT et obtenu grâce à la mobilisation du 29, est une véritable avancée, a souligné le secrétaire national Marcel Grignard : « C’est la première fois en France qu’en période de crise, on choisit de former des salariés en difficulté aux métiers de demain. » Au regard de cette ambition, la dotation de l’État de 1,5 milliards d’euros est « insuffisante », a jugé François Chérèque : « Nous souhaitons aller jusqu’à cinq milliards en suspendant le bouclier fiscal pour les plus fortunés et la défiscalisation des heures sup’ », a rappelé le secrétaire général de la CFDT. 

Gouvernement et patronat doivent aller plus loin Ce sentiment que « le compte n’y est pas », face à l’ampleur d’une crise sans précédent, se vérifie également en matière d’emploi public et de pouvoir d’achat. François Chérèque a redit la nécessité d’être nombreux, le 19 mars prochain, pour permettre d’« aller plus loin » sur cette question, « avec une direction principale, conditionner les allégements de charges à des accords salariaux dans les entreprises ». Une façon, pour le secrétaire général de la CFDT, de rappeler le patronat à ses responsabilités face à la crise. 

Pour la CFDT, le positionnement décalé du patronat par rapport à ce que vivent les salariés traduit la nécessité d’aller plus loin sur la question de la gouvernance des entreprises, « qui doit associer les salariés aux choix stratégiques des entreprises et des modalités de production et de répartition des richesses ».  Plus forts et plus visibles « Les portes sont entrouvertes sur le pouvoir d’achat et le fonds d’investissement social, ouvrons-les ! » François Chérèque a rappelé l’importance d’être nombreux, mobilisés, lors de la journée du 19 mars « pour faire pression sur le patronat et le gouvernement en faveur d’un véritable changement de cap et obtenir de nouveaux résultats pour les salariés ». La CFDT entend bien peser, ce jeudi 19 mars, pour faire valoir sa culture du résultat au profit des salariés, premières victimes de la crise. Le secrétaire général de la CFDT a dit sa conviction d’une mobilisation d’ampleur : « Je suis persuadé que les salariés, étant donné de qu’ils vivent, sont déjà mobilisés. Et qu’ils seront aussi nombreux, dans la rue, que le 29 janvier dernier. » Le fait que 58% des cadres disent soutenir, dans un récent sondage, « le mouvement social du 19 mars prochain » plaide en ce sens. 

Aurélie Seigne    

appel à la gréve le 29.01.2009

Vendredi 9 janvier 2009

Les huit organisations syndicales présentent leurs revendications communes avant la journée de « mobilisation » interprofessionnelle du 29 janvier 2009 « Nous nous sommes réunis à nouveau pour élaborer un texte qui sera la base du mouvement du 29 janvier 2009, mouvement plus que jamais maintenu », résume Gérard Labrune, secrétaire général de la CFE-CGC. La confédération de l’encadrement accueillait, lundi 5 janvier 2009, à son siège des délégations CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa pour préparer la journée de « mobilisation » interprofessionnelle du 29 janvier prochain, dont elles ont arrêté la date et les modalités le 15 décembre dernier. Les huit organisations ont rédigé une « déclaration commune de propositions et revendications ». En premier lieu, les huit syndicats considèrent important de « donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique ». « Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier », demandent les huit organisations. Selon elles, « ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés. Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée ». Par ailleurs, concernant la fonction publique, il est demandé au gouvernement de « renoncer aux 30 000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale. » POLITIQUES SALARIALES « Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités », ajoutent les huit organisations pour qui « les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux ». Pour les syndicats, il est nécessaire d’ « orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat ». Pour ce faire, ils préconisent « une relance par la consommation », « une politique de développement de logement social » et « une protection sociale (…) dans un cadre collectif et solidaire ». Dans ce cadre, « toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties », « doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi » et « doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalables des élus représentant les salariés ». ÉLARGIR LA LOI DE MODERNISATION DU DIALOGUE SOCIAL Afin de « préserver et améliorer les garanties collectives », seules à même d’améliorer les conditions de travail des salariés, les huit organisations demandent que soient abrogés « les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail » et que 1 sur 3 soit retirée « la proposition de loi sur le travail du dimanche ». Plus globalement, elles souhaitent un élargissement des dispositions de la loi de modernisation du dialogue social du 31 janvier 2007: selon les syndicats, « il faut respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail », et non plus les seuls textes d’origine gouvernementale. Enfin, les huit organisations estiment qu’il faut « réglementer la sphère financière internationale » et « aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT (Organisation internationale du travail) dans tous les échanges internationaux ». « FORCE DE PROPOSITIONS » « Ce texte est un compromis trouvé par nos huit organisations et cela n’enlève rien à sa qualité, bien au contraire », affirme Marcel Grignard (CFDT). « Au delà des différences d’appréciation que nous pouvons avoir sur certaines négociations [comme sur l'assurance chômage, par exemple], dans cette période de crise, les salariés attendent de nous que nous parlions ensemble », ajoute Maryse Dumas (CGT). Gérard Labrune (CFE-CGC) explique, pour sa part, que « malgré nos différences de points de vue, quand la patrie est en danger, mieux vaut être coudes à coudes qu’en ordre dispersé. » « En cette période de difficultés, il est important que nous soyons force de propositions », ajoute Gabrielle Simon (CFTC) qui demande « des réformes pour que les salariés ne subissent pas la crise ». « Alors que Sarkozy n’a rien dit, dans ses voeux, sur la situation des salariés, nous apportons des réponses », affirme Annick Coupé (Solidaires). Au-delà des seules propositions énoncées dans cette déclaration commune, « ce texte est un moyen pour lancer les débats dans les entreprises et créer l’émergence d’un rapport de force », reprend cette dernière. Pour Gilles Moindrot (FSU), la déclaration commune est « un texte assez profond qui appelle à une mobilisation très forte le 29 janvier prochain. » ET APRÈS? « La crise ne va pas se résoudre le 29 janvier, nous n’en sommes qu’au début », avertit Michèle Biaggi (FO). « Il est clair que le 29 janvier, tout ne sera pas réglé », souligne Jean Grosset (Unsa), « c’est un mouvement qui va s’inscrire dans la durée ». S’interdisant de faire le moindre pronostic en ce qui concerne l’intensité de la « mobilisation » du 29 janvier, Gérard Labrune (CFE-CGC) estime que le succès du mouvement ne s’appréciera pas uniquement au nombre de salariés « mobilisés », mais aussi à « la réaction du gouvernement qui doit être inquiet d’une possible ébullition sociale ». Les huit organisations syndicales ont d’ores et déjà décidé d’une nouvelle réunion le 2 février 2008 à Bagnolet, au siège de l’Unsa.

Le 7 octobre, tous mobilisés pour le travail décent

Jeudi 25 septembre 2008

Le mouvement syndical international appelle à une journée de mobilisation le 7 octobre, relayée à Paris et dans toute la France par la CFDT.  Première mobilisation mondiale pour le travail décent à l’appel de
la CSI (Confédération syndicale internationale), la journée du 7 octobre devrait donner un sérieux coup de projecteur sur le mouvement syndical international et la solidarité sur les cinq continents. Dans de nombreux pays, les syndicats vont prendre des initiatives et à Paris, particulièrement, alors que
la France préside l’Union européenne. L’ensemble des organisations membres de
la CSI ainsi que
la CES (Confédération européenne des syndicats) appellent ainsi à un grand rassemblement sur l’esplanade des Droits de l’homme du Trocadéro. CES, CFDT, CGT, FO, CFTC et Unsa pilotent cet événement unitaire qui prendra la forme d’un meeting-concert où interviendront les responsables syndicaux français mais aussi John Monks, secrétaire général de
la CES et surtout – et c’est tout un symbole pour cette première du syndicalisme international – Guy Ryder le secrétaire général de
la CSI.

Cette Journée mondiale pour le travail décent (JMTD) résulte en fait de la mise en œuvre la décision du congrès fondateur de
la CSI d’organiser une journée d’action mondiale. Il s’agit donc d’un défi pour le syndicalisme qui, par cette mobilisation, « met à l’épreuve la capacité et l’engagement du mouvement syndical en ce qui concerne des questions internationales », indique Guy Rider. Mais d’ores et déjà, les initiatives se multiplient parmi les 311 organisations nationales adhérentes de
la CSI dans 155 pays.

Le travail décent, une priorité syndicale

Pourquoi le travail décent ? D’abord parce qu’il représente l’axe de travail principal de l’OIT (Organisation internationale du travail) depuis 1999. Ce concept englobe les besoins fondamentaux, pour chaque femme et chaque homme, de travailler dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité. Il regroupe divers éléments indissociables comme le fait d’exercer un travail productif et convenablement rémunéré, de disposer d’une protection sociale, de bénéficier des droits fondamentaux tels que les a définis l’OIT dans sa Déclaration de 1998 : liberté d’association, reconnaissance du droit de négociation collective, abolition du travail forcé et du travail des enfants, élimination de toute discrimination en matière d’emploi.

Évidente pour les pays en développement, la promotion du travail décent parle aussi aux militants dans le contexte franco-français. En cette rentrée, les raisons de mener des actions unitaires ne manquent pas : baisse du pouvoir d’achat, temps partiels subis, remise en cause de règles collectives fondamentales comme le temps de travail… C’est pourquoi les expressions nationales seront relayées durant cette journée au cours de manifestations et d’initiatives diverses sur tout le territoire tout en faisant écho à l’appel international.

Le thème du travail décent s’avère aujourd’hui porteur et fédérateur. De plus, cette notion est inscrite dans les objectifs politiques de plusieurs institutions internationales en matière d’emploi et de développement : en 2005 lors du sommet mondial de l’Onu pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, en mai 2006 dans une communication de
la Commission européenne et en juillet 2006 lors des débats du Conseil économique et social de l’Onu. Outil de lutte contre la pauvreté, le concept de travail décent permet de reconnaître à l’OIT son rôle pivot au sein des organisations internationales en offrant l’opportunité d’une approche commune et globale pour tous les acteurs. Mais également et surtout pour le mouvement syndical international en donnant un point d’appui commun à ses revendications et à son action. 


La Journée du 7 octobre est donc essentielle à la visibilité de cet axe syndical. C’est pourquoi une forte mobilisation des équipes est nécessaire à la réussite de cette journée, tout particulièrement à Paris, où le meeting du Trocadéro sera un moment phare pour la solidarité internationale. Mais aussi partout en France où
la CFDT doit montrer sa capacité à se rassembler. Partout dans le monde, exigeons un travail décent !

Philippe Réau

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