Archive pour mai 2008

Représentativité et financement du syndicalisme

Vendredi 16 mai 2008

Vers une nouvelle dynamique sociale
Le Bureau national décide de signer la « position commune du 9 avril sur la représentativité, le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme.
Améliorer les garanties dont bénéficient les salariés, construire avec eux les solutions à leurs problèmes quotidiens, c’est le rôle essentiel du syndicalisme.
Depuis 15 ans, la CFDT a engagé le débat et fait des propositions sur la rénovation des relations professionnelles, consciente que le syndicalisme français répondait mal à ce qu’en attendaient les salariés.
La « position commune » issue de la négociation définit des principes clairs qui permettent d’engager cette rénovation.
§ Le vote des salariés pour leurs représentants dans l’entreprise doit être à la base de la légitimité des organisations syndicales. Ce vote doit déterminer quelles sont les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise, dans la branche et au niveau interprofessionnel. Il permet la désignation du délégué syndical chargé de négocier au nom des salariés.
§ Les accords collectifs doivent être validés par des organisations syndicales représentant ensemble une majorité de salariés.
§ Le financement du syndicalisme doit reposer principalement sur les cotisations des adhérents, condition d’autonomie incontournable. Les comptes doivent être transparents et publiés.
Ces nouvelles règles dans lesquelles le rapport des salariés aux organisations syndicales est central permettront d’entrer dans une nouvelle dynamique sociale en remplaçant un dispositif largement dépassé et contribuant à un affaiblissement du syndicalisme préjudiciable aux salariés.
Les modalités de négociation collective dans les entreprises dépourvues de représentants syndicaux visent à développer très largement le nombre de salariés pouvant bénéficier de la négociation et de ses résultats.
Les changements de règles définissant représentativité, modalités d’élection dans les entreprises, validité des accords, financement du syndicalisme… vont modifier les pratiques et les comportements. Plus légitimes, les organisations syndicales devront donner plus de poids aux accords collectifs qu’elles concluront au nom des intérêts individuels et collectifs des salariés. La CFDT est convaincue que ces nouvelles règles favoriseront la coopération entre toutes les composantes du syndicalisme, ce qui permettra de mieux répondre aux attentes des salariés. La responsabilité des employeurs et des organisations patronales est aussi déterminante pour que cette place de la négociation collective soit assurée et qu’elle parvienne à concerner tous les salariés.
Après la conclusion positive de la négociation sur la modernisation du marché du travail, les règles de représentativité et de validation des accords proposées dans la « position commune » permettront de donner toute la légitimité à la démocratie sociale dont la place est reconnue par la loi de modernisation du dialogue social de janvier 2007. La négociation collective aux différents niveaux est un outil vital pour répondre aux défis d’une société en profonde mutation.
Déclaration du Bureau national © CFDT (mis en ligne le 23 avril 2008)

GREVE DU 22/05

Mercredi 14 mai 2008

Pour la défense de la retraite solidaire, journée de mobilisation le 22 mai 2008

Tract faisant suite aux annonces du gouvernement le 28 avril et à la décision d’appeler à une journée d’action le 22 mai. A diffuser dans les entreprises et lors des manifestations du 1er mai. Une réunion intersyndicale des confédérations CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC s’est tenue le mardi 29 avril en fin de journée. La discussion a porté sur la nature des réponses gouvernementales et sur les perspectives d’actions communes. Elle a débouché sur un appel à une journée d’action le 22 mai « pour la défense de la retraite solidaire ». La CFDT a développé son analyse sur la nécessité de différer l’allongement de la durée de cotisation en tenant compte du taux réel d’emploi des seniors. Si nous avons souligné les acquis importants obtenus (maintien des départs anticipés pour les carrières longues, transfert à terme des cotisations Unedic sur les caisses de retraite et majoration de la surcote), nous avons rappelé nos désaccords et exigences concernant le niveau des pensions, l’alimentation et l’avenir du fonds de réserve des retraites, la situation des polypensionnés et des salariés victimes de carrières accidentées. Nous avons rappelé notre attachement à la reconnaissance de la pénibilité, absente du texte du gouvernement. La délégation CFDT s’est fermement opposée à la volonté de certaines organisations de transformer la journée d’action du 15 mai initiée par les lycéens et enseignants en journée d’action sur les retraites. Au-delà des divergences constatées sans surprise entre les confédérations, en particulier sur les approches de l’allongement de la durée de cotisation et l’appréciation de la réforme de 2003, il a été finalement décidé d’appeler à une journée nationale interprofessionnelle d’action et de manifestation le jeudi 22 mai 2008 avec un mot d’ordre commun unique : « Pour la défense de la retraite solidaire ! »

GREVE DU 22/05 dans Appel à la gréve pdf greve2205.pdf